Skip to Content

(Français) Capitalisme et dérèglements climatiques : vers une “grève pour le climat”? Conférence-débat

Onze verontschuldigingen, dit bericht is alleen beschikbaar in Frans. Voor het gemak van de kijker, is de inhoud hieronder weergegeven in de alternatieve taal. Je kunt klikken op de link om naar de actieve taal over te schakelen.

20180522_greve_climat_bruxelles_web

(Français) Speech à la manifestation du 29 avril

Onze verontschuldigingen, dit bericht is alleen beschikbaar in Frans. Voor het gemak van de kijker, is de inhoud hieronder weergegeven in de alternatieve taal. Je kunt klikken op de link om naar de actieve taal over te schakelen.

Vous le savez, les nouvelles du climat ne sont pas bonnes.

2016 a battu le record de température globale de 2015, qui lui-même s’était substitué au record de 2014. On a observé une vague de chaleur au Pakistan et en Inde : au-delà de 45°C et 50°C dans certaines régions, ce qui veut dire 7 à 8° au dessus des normes habituelles pour une mi-avril. La concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère est désormais de 410 ppm.

On assiste aussi à un phénomène inquiétant : la fonte rapide des banquises en arctique et antarctique. Cet hiver les glaces sont loin de s’être reconstituées à leur niveau antérieur. Cela représente un retard de près de 10% par rapport à ce qui est en temps normal observé depuis les premières mesures par satellites. L’arctique est aujourd’hui 3°C plus chaud que lors de la période qui va de 1971 à 2000.

Tout cela et bien d’autres phénomènes indiquent que nous pourrions être proches d’un point de basculement. Le climat est un système complexe, non linéaire. Cela signifie qu’il peut bifurquer rapidement vers un autre état. Où sont les points critiques, les points de basculement ? En général on l’apprend trop tard lorsque le point est atteint et qu’on ne peut faire machine arrière. La fonte des glaces est peut-être un signe avant-coureur d’un basculement, car c’est une boucle de rétroaction positive : moins de glace signifie plus d’absorption de la chaleur aux pôles et donc une fonte accélérée de la glace.

Il est donc TRES urgent d’arrêter le réchauffement climatique, c’est-à-dire essentiellement d’utiliser des combustibles fossiles.

L’accord de Paris, en décembre 2015, annonçait qu’il faudrait tendre à limiter le réchauffement à 1,5°C à la fin du siècle. Cela signifie qu’il faut arrêter TOUTES les émissions de gaz à effet de serre bien avant 2040.

On parle encore parfois d’un réchauffement acceptable de 2°C, mais c’est sur base d’avoir une chance sur deux de ne pas basculer dans un régime climatique néfaste pour les activités humaines. Est-ce que vous prendriez un avion si on vous disait que vous avez une chance sur deux de ne pas arriver à destination ?

Pourtant ce qui est prévu par les Etats nous mène plutôt vers 3,5-4°C à la fin du siècle…

Il est nécessaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 5% par an en moyenne. Mais évidemment l’effort doit être porté avant tout par les plus gros pollueurs.

 

Pour Climat et Justice Sociale, il est évident que la justice climatique doit être au centre des préoccupations, pour des questions politiques et éthiques, mais aussi par souci d’efficacité.

Nous sommes pour une solution aux bouleversements climatiques compatibles avec un mieux vivre pour la majorité des humains, mais aussi des écosystèmes.

Les inégalités sociales croissantes se reflètent dans les émissions, tant au niveau mondial qu’au niveau des pays. Aujourd’hui on attribue à 10% de la population mondiale la moitié des émissions. Evidemment ce n’est pas toute la population des pays riches qui est en cause, mais bien un système productiviste, basé sur les énergies fossiles, appuyé par un système capitaliste et financier.

Combattre le réchauffement climatique revient à dire que les pays les plus riches doivent réduire encore plus vite leurs émissions, de l’ordre de 10% par an. C’est énorme ! Et cela ne peut se faire qu’en changeant complètement de mode de production-consommation. Il faut donc attaquer la question par tous les bouts à la fois, et la justice sociale est un élément primordial dans la transformation radicale nécessaire. Le principe des responsabilités communes mais différenciées passe par l’annulation de ce qui cause les inégalités et les creuse.

Il apparaît indispensable de forger les alliances les plus larges avec toutes les personnes que le système capitalo-fossile met dans la misère, avec tous les peuples qui luttent contre l’exploitation de leurs écosystèmes au nom du profit.

Il faut évidemment arrêter immédiatement les subsides aux énergies fossiles, qui sont aujourd’hui 4 fois plus importantes que les subsides aux énergies renouvelables. Il faut passer aux énergies renouvelables le plus vite possible.

Pour respecter les limites climatiques, il faut qu’environ 80% des réserves fossiles connues restent dans le sol. Les campagnes de désinvestissement dans les fossiles doivent être soutenues. Comme nous soutenons aussi toutes les actions de désobéissance civile qui visent à rendre impossible l’exploitation des énergies fossiles.

Il est aussi essentiel de montrer que les politiques en place ne permettront pas de limiter le réchauffement climatique. Aujourd’hui les politiques néolibérales sont basées sur des instruments de marché et sur l’innovation technologique.

Les instruments de marché sont à la fois injustes socialement et inefficaces pour le climat. L’idée d’un marché du carbone n’a jamais fait que retarder les décisions, et il ne marche pas. Une taxe carbone, outre qu’elle est socialement injuste, ne parviendra pas à limiter l’usage des énergies tant que le système de production-consommation n’aura pas été changé.

Les normes et les régulations sont les seules politiques qui peuvent véritablement réduire rapidement les émissions. Mais on a vu comment l’administration Trump a décidé d’annuler les normes et les régulations. Ce qui d’ailleurs permet à l’Union Européenne d’apparaître vertueuse alors que les ambitions européennes sont très nettement en-deçà de ce qu’il faudrait faire.

Un point sur lequel on n’insiste pas assez est la nécessaire réduction drastique de la consommation d’énergie. Tous les scénarios compatibles avec un respect du climat indiquent qu’il faut réduire considérablement la consommation d’énergie. Mais les mesures d’efficacité énergétique ne suffiront pas à réduire la consommation tant que l’énergie sera une marchandise. Aujourd’hui, une mesure d’efficacité énergétique sert avant tout à consommer l’énergie épargnée ailleurs dans une autre activité. C’est ce qu’on appelle l’effet rebond systémique. Tant que nous resterons dans un système où l’énergie peut être facilement distribuée dans des infrastructures et via des marchés, toute économie d’énergie sera immédiatement transformée en gain de productivité et de croissance.

Il est donc urgent de passer à une société dans laquelle l’énergie n’est plus une marchandise, et dans laquelle les citoyens peuvent s’intéresser au système énergétique, le discuter et le configurer en fonction de besoins identifiés démocratiquement.

Les politiques néolibérales se sont surtout focalisées sur des individus consommateurs, en les rendant responsables de leurs consommations. Cette manière de culpabiliser les individus ne marche pas, car elle fait l’impasse sur les causes structurelles de la consommation et notamment des infrastructures et des marchés.

Avant de conclure, il faut aussi noter un grand danger qui nous guette : la géoingénierie. Vu l’emballement possible du changement climatique, les solutions qui visent à manipuler le climat pourraient se présenter comme l’ultime secours. Par exemple, en diffusant des aérosols dans la stratosphère, pour simuler une éruption volcanique permanente. On sait toutefois qu’une telle opération modifierait considérablement la mousson et d’autres régimes de pluie sur la planète. Il est tout aussi indispensable d’éviter que des apprentis sorciers jouent avec les systèmes bio-géochimiques de la planète, aux effets imprévisibles mais très probablement délétères.

 

Le changement climatique en cours est une très grande menace pour nos sociétés et leur cohésion. Mais c’est aussi une opportunité pour fédérer toutes les personnes qui luttent pour une autre société, à la fois socialement juste et écologiquement soutenable, pour de nouvelles solidarités entre les peuples et les écosystèmes.

Une telle société doit être construite démocratiquement, mais nous pouvons poser certaines de ses bases :

  • réduction du temps de travail, avec maintien des salaires : partage des richesses, à prendre sur les détenteurs de capitaux
  • arrêt des activités néfastes pour l’environnement, développement des activités pour une véritable transition écologique : isolation des bâtiments, agro-écologie, etc.
  • système public de l’énergie, sous contrôle démocratique
  • services publics : mutualisation des ressources, gratuité des transports publics

Op 29 april betogen we voor onze Aarde !

In minder dan een week tijd heeft Donald Trump zijn aanvallen tegen milieubescherming en klimaat concreet vorm gegeven.

De nieuwe directeur van het Environmental Protection Agency (agentschap voor milieubescherming) Scott Pruitt, die het grootste deel van zijn loopbaan het agentschap heeft bestreden, wordt nu geacht dit agentschap te leiden. Dit is de vos in het kippenholk, maar hij is niet de enige: de hele ploeg van de nieuwe president zit vol mensen die over het klimaat verwarring zaaien en verbonden zijn met de sector van de fossiele brandstoffen (steenkool, olie, gas,…).

Bij zijn intrede in het Witte Huis heeft de nieuwe president van de Verenigde Staten de bouw van de olieleidingen Keystone KL en van Dakota Access opnieuw toegelaten, terwijl de sociale mobilisatie de stopzetting van die werken had afgedwongen, soms met harde acties. Bovendien beloofde Trump alle bepalingen ten gunste van energie efficiëntie van auto’s af te schaffen en positief alle voorwaarden te onderzoeken voor een relance van hun investeringen in de V.S.

We staan momenteel op het punt van een onomkeerbare klimaatsverandering . De werkloosheid is in de eerste plaats veroorzaakt door overproductie. Een ecologisch en sociaal beleid zou de arbeid moeten herverdelen met een fatsoenlijk inkomen voor iedereen. Maar toch wordt het thema van de tewerkstelling nu gebruikt als populistisch fata morgana voor een absurde politiek van steun aan de fossiele energiebronnen.

Ondanks de geduchte sociale en ecologische gevolgen van dit beleid, twijfelt de nieuwe president niet. Ook de totale irrationaliteit ervan doet hem niet twijfelen. Integendeel: het onderzoeksprogramma van de NASA over klimaatsverandering komt in gevaar. En om de waarschuwingen het zwijgen op te leggen krijgen de wetenschappers die van federale subsidies afhangen, verbod om via alle media rechtsreeks met het publiek te communiceren over hun onderzoek. Wanneer de boodschap hem niet behaagt, moet de boodschapper volgens Trump de mond gesnoerd worden!

We luiden dan ook de alarmklok. De enige economie die onze soort verdient, is een economie die stelt dat we voorzichtig moeten omgaan met de Aarde om betere levensvoorwaarden voor al haar bewoners te verzekeren. Die zijn bedreigd door een economie van roof en plundering van de natuurlijke hulpbronnen, veroorzaakt door de concurrentie voor onmiddellijke en maximale winst.

Dit gaat ons allen aan. De toekomst van de planeet, onze toekomst en die van onze kinderen staat op het spel.

Wij moeten nu in verzet gaan. Na het groot succes van de vrouwenbetoging, werd in de Verenigde Staten een oproep voor een Mars van het volk voor het klimaat gelanceerd. Als wetenschappers en sociale activisten, roepen we op tot de grootst mogelijke eenheid voort een zuster mars in ons land op dezelfde dag.

  • Tegen klimaat ontkenning en tegen obscurantisme
  • Fossiele brandstoffen moeten in de grond blijven
  • Verander het systeem, niet het klimaat
  • Respect Women. Respect People. Respect the Earth.

Op 29 april betogen we voor onze Aarde en voor het klimaat!

Afspraak op 29 april van 16u tot 18u op het Muntplein in Brussel.

  • Tegen klimaat ontkenning en tegen obscurantisme
  • Fossiele brandstoffen moeten in de grond blijven
  • Verander het systeem, niet het klimaat
  • Respect Women. Respect People. Respect the Earth.

 

22 april: mars voor de wetenschap of voor het beleid van de EU?

Op 22 april zou er in Brussel, zoals overal in de wereld, een mars tot steun aan de Amerikaanse wetenschappers en tegen het rampzalige beleid inzake onderzoek in de USA, de Europese Unie en in België, plaats vinden. Spijtig genoeg gaat dit niet door.

De mars in Brussel werd overgenomen door de lobbies en raadgevers van de Europese Commissie. De demonstratie werd omgevormd tot een festival ter ere van het Europese wetenschapsbeleid. Zonder enige kritiek op de huidige situatie van de onderzoek.st.ers, komt een steun en deelname aan deze gebeurtenis neer op een goedkeuring van het beleid gevoerd door de Directie Research, de lidstaten en de Europese Commissie.

Dat beleid is verre van bevredigend. Het betekent minder geld voor openbaar onderzoek, toenemende concurrentie tussen wetenschappers. Steeds meer geld wordt van openbare instellingen overgeheveld naar onderzoek in de privésector ten voordele van de grote bedrijven, in naam van de zogenaamde kenniseconomie. Elke dag ervaren onderzoek.st.ers de gevolgen van deze korte termijn beslissingen: verzwakking van het fundamenteel onderzoek, een onzeker statuut van jonge onderzoek.st.ers en de niet benoemden in de academische wereld. Wetenschappelijk onderzoek moet de wereld begrijpelijk maken en de levensomstandigheden van de mensen verbeteren, en niet de weg te banen voor nieuwe superwinsten ten koste van de burgers, de onderzoek.st.ers en de ecosystemen op aarde.

De rapporten van het FWO maken dit duidelijk. Van de 23 doelstellingen voor 2009-2014, werden er slechts 3 gehaald en 12 werden zelfs niet aangevat, bij gebrek aan financiële middelen, die steeds maar kleiner worden. Een enkel voorbeeld: het aantal postdoc mandaten dat jaarlijks door het FWO wordt toegekend, daalt vanaf 2010, terwijl het aantal (goede) kandidaten vanaf 2009 explosief is gestegen, het aantal toegekende posten is gedaald van 40% tot 22%. Om de nieuwe doestellingen te halen, zijn naar schatting 55.700.000 € bijkomende financiële middelen nodig(een stijging met 37% van de subsidies door de gemeenschappen, de regio’s en het federale niveau).

Het opdrogen van deze financiële middelen, met als resultaat de vermarkting van onderzoek, het oligopolie van de uitgevers van wetenschappelijke tijdschriften (de 4 grootste privé uitgevers bezitten 40% van de markt van wetenschappelijke publicaties en dus van de gemeenschappelijke kennis),de precariteit van de onderzoek.st.ers, de schuldenlast van de studenten, … Over dit alles zegt het festival van 22 april geen woord. Van bij het begin en lang voor de steun door Belgische onderzoeksinstellingen, kreeg dit festival steun van de patronale lobbies rond de Commissie zoals Science/Business (dat wetenschap, zakenwereld en het politiek beleid wil samen brengen), van organen van de Commissie zoals het ESPO en van parlementairen van conservatieve en populistische partijen.

Technocratische denktanks zoals “I love evidence” (Sense Abour Science EU) steunen een wetenschap die business-based (of business oriented) is, in naam van een legitiem gevecht tegen obscurantisme dat hier wordt misbruikt. Want die business based science is alles behalve neutraal. Hun strategie is een manipulatie van de wetenschap voor politieke en economische objectieven. Zo rechtvaardigen zij GGO’s, pesticiden, schaliegas ontginning, kernenergie. Ook meer ideologisch gekleurde vakgebieden zoals de economie en de sociale wetenschappen ontsnappen hier niet aan. Hierover zal er op het festival van 22 april met geen woord worden gerept. Toch is het meer dan noodzakelijk te erkennen dat wetenschap niet altijd op een neutrale manier wordt gebruikt en dat we hiertegen onafhankelijk onderzoek moeten ondersteunen. Onafhankelijk van de grote bedrijven en van politieke druk, ten voordele van de gemeenschapsgoederen en de burgers.

Dat is de geest van de March for Science in de USA. Dit initiatief toont dat er bij wetenschappers een bewustzijn groeit, dat ze niet in hun ivoren toren willen blijven maar willen deelnemen aan het publiek debat in de maatschappij. Tegenover de administratie van Trump is het nodig om gehoord te worden. Die administratie wil bv wetenschappelijk onderzoek dat tegen klimaatontkenning of tegen milieuschadelijk bedrijven ingaat, monddood maken. In België heeft de ScienceMarchBE aan onderzoek.st.ers niet gevraagd mee te werken aan de actie, zij blijven doof voor de eisen die bij wetenschappers leven, hen werd het woord ontnomen ten voordele van leden van de Commissie en van het Europees Parlement. Deze laatste zullen door hun aanwezigheid hun image bij wetenschappers kunnen opkrikken. Dit is duidelijk in tegenspraak met de werkelijke doelstellingen van onze Amerikaanse collega’s.

“Klimaat en Sociale Rechtvaardigheid” wou op 22 april betogen zowel als steun voor de March for Science op die dag als voor de People’s March for Climate een week later. In die zin hebben we een oproep gepubliceerd in de pers, hij werd ondertekend door talrijke onderzoekers en activisten uit de sociale bewegingen en had ook weerklank op radio en TV. We hebben gepoogd samen te werken met ScienceMarchBE maar we moeten vandaag vaststellen dat er geen akkoord mogelijk is, hun werkwijze is duidelijk een manipulatie, vol verborgen politieke motivaties die in feite ten dienste staan van de Europese Commissie. Tegen de wereld van Trump en solidair met wetenschappers die de alarmklok luiden over essentiële vraagstukken voor ons leven op aarde, zoals de klimaatopwarming en het overleven van ecosystemen, roepen we op te mobiliseren voor 29 april, internationale dag van de People’s Climate March.

Dit is onze positieve boodschap: – herfinanciering van onafhankelijk openbaar onderzoek los van de grote bedrijven en hun lobbies, in de universiteiten en openbare onderzoeksinstellingen – weigering   van de manipulatie van wetenschap met politieke en economische bedoelingen – een beter statuut voor de meest precaire onderzoek.st.ers in België en in Europa – verminder de wurggreep op kennis vanwege de grote uitgevers van wetenschappelijke tijdschriften –schep ruimte voor ontmoetingen tussen onderzoek.st.ers en burgers en voor hun vragen inzake onderzoek.

Meer info op facebook

(Français) Istvan Marko : un Faurisson climatique à l’UCL

Onze verontschuldigingen, dit bericht is alleen beschikbaar in Frans. Voor het gemak van de kijker, is de inhoud hieronder weergegeven in de alternatieve taal. Je kunt klikken op de link om naar de actieve taal over te schakelen.

Istvan Marko enseigne la chimie à l’Université Catholique de Louvain. Cela fait plusieurs années qu’il défraie la chronique avec ses prises de position niant le fait que le changement climatique est dû principalement à la combustion des combustibles fossiles.

A titre d’exemple, M. Marko a cru bon d’apporter sa caution scientifique à l’anti-COP21 organisée à Paris fin 2015 par le « Collectif des Climato-Réalistes ». Il est d’ailleurs membre de ce collectif douteux, où l’on trouve aussi l’ineffable Claude Allègre, militant climato-négationniste bien connu.

Retourner la science contre la science

Marko chante la même petite chanson qu’Allègre : la notion de climat terrestre n’a pas de sens, le réchauffement est naturel (dû au soleil), la température moyenne de surface de la Terre n’augmente plus depuis 20 ans, la hausse de la concentration atmosphérique en CO2 ne présente aucun danger, et rien ne prouve qu’elle cause un réchauffement. De plus, retirer du CO2 de l’atmosphère serait la pire des erreurs, car ce gaz constitue un engrais pour les plantes vertes, qui fournissent l’oxygène nécessaire à la vie…

Comme Allègre, Marko prend un malin plaisir à retourner la science contre la science. Ainsi, la dernière affirmation ci-dessus est exacte : le CO2 fonctionne comme un engrais. Mais M. Marko « oublie » de mentionner que les engrais ne stimulent la croissance des végétaux que jusqu’à un certain point, au-delà duquel leur accumulation a des conséquences néfastes. Trop de nitrates tue la vie aquatique et rend l’eau de distribution non consommable. Trop de CO2 augmente l’effet de serre naturel, donc la température. Il est d’ailleurs faux de prétendre que le CO2 en tant que tel serait sans danger : au-delà d’une certaine concentration, c’est bien un gaz toxique.

Des tactiques bien rôdées

Récemment, Istvan Marko a publié sur le site du journal Le Vif une carte blanche tout à fait révélatrice de sa malhonnêteté intellectuelle et des méthodes manipulatoires qui sont celles des faussaires climato-négationnistes (1).

Le texte porte sur la banquise arctique. Le Prof. Marko dénonce « les climatologues alarmistes » et conteste que la surface de glace flottante tende à se réduire de plus en plus autour du Pôle Nord. Dans ce texte, l’auteur met en oeuvre cinq des six tactiques bien rôdées des climato-négationnistes :

1°) Sur des dizaines de manifestations du changement climatique (élévation de la température, hausse du niveau des océans, fonte des glaciers de montagne, augmentation des précipitations, dislocation de la calotte antarctique, etc, etc.), en prendre une seule, par opportunisme, (dans ce cas : la banquise arctique) et suggérer des conclusions générales sur l’innocuité des émissions de gaz à effet de serre ;

2°) Mélanger météo (le temps qu’il fait à un moment donné) et climat (le temps qu’il fait en moyenne sur une période de 30 ans au moins): « La quantité de glace devrait revenir à la normale avant la fin de cet hiver », écrit Istvan Marko. Le mélange des deux notions est manifeste. De plus, cette déclaration n’est qu’un pronostic en l’air : M. Marko dispose-t-il d’une boule de cristal pour prédire la quantité de glace au Pôle Nord quatre ou cinq mois à l’avance?

3°) Prétendre qu’il y a polémique scientifique, qu’une partie des climatologues conteste l’explication du réchauffement par les émissions anthropiques de gaz à effet de serre. Pour Istvan Marko, il y aurait « des climatologues alarmistes »… et d’autres qui ne le sont pas, par conséquent. Or, c’est faux : tous les climatologues considèrent la thèse du réchauffement anthropique comme amplement démontrée. La raison du consensus est simple : le pouvoir radiatif du CO2 est établi depuis le 19e siècle ; si la concentration atmosphérique de ce gaz augmente, l’effet de serre doit forcément augmenter, et c’est ce que confirment les observations;

4°) Suggérer qu’il y a complot. Dans Le Vif, M. Marko ne craint pas d’assimiler les « climatologues alarmistes » à « une nuée de médecins de Molière » prêts à tuer la planète en épousant la religion du réchauffement, parce que c’est la condition pour obtenir des crédits de recherche. Il y aurait donc, dans la coulisse, une puissance occulte qui dicterait des dogmes. Elle tirerait les ficelles de milliers de chercheurs comme s’il s’agissait de marionnettes, dans le seul but de détruire « notre liberté » par des contraintes écologiques délirantes visant à nous faire expier nos « péchés »;

5°) Insinuer que les médias aident les « alarmistes » à étouffer les voix des scientifiques dissidents : Les résultats qui contredisent le dogme du réchauffement « sont rarement présentés au grand public qui est ainsi maintenu dans l’ignorance », écrit Istvan Marko.

Manipulation des données

Une seule tactique – la sixième – manque à l’appel : Monsieur Marko ne prétend pas que les « alarmistes » trichent, mentent et trafiquent les données scientifiques. Cette méthode a été mise en œuvre à grande échelle juste avant le sommet de Copenhague, mais l’honorable chimiste n’y recourt pas. Il faut dire que lui-même ne se distingue pas par un excès de rigueur. Deux exemples :

– M. Marko affirme que la masse de glace accumulée sur le Groenland augmente de plus de 200 Gt/an. Or, l’étude qu’il mentionne à l’appui de cette affirmation ne dit pas cela. Citation : « Les observations par satellite sur la dernière décennie montrent que la calotte glaciaire n’est pas en équilibre. La perte due au vêlage (2) est plus grande que le gain de masse sur la surface, et le Groenland perd une masse de 200Gt/an environ ». Ici, on voit bien la perversion d’Istvan Marko : si on désigne par « Groenland » la surface immergée, il n’est pas faux de dire que la quantité de glace accumulée augmente (logique, puisque les précipitations augmentent du fait des changements climatiques). Mais ne considérer que la surface immergée n’a aucun sens, car les glaciers groenlandais, comme tous les glaciers, avancent et se prolongent sur la mer. Faire le bilan des gains et des pertes nécessite donc de tenir compte des vêlages. Ne pas le faire, c’est trafiquer la réalité.

– M. Marko choisit de renvoyer le lecteur au 4e rapport du GIEC (2007), plutôt qu’au 5e (2014). Or, dans ce dernier, on lit cette confirmation : « Le taux de perte de glace de la calotte glaciaire du Groenland s’est accéléré depuis 1992. Le taux moyen s’est très probablement accru de 34 [–6 à 74] Gt/an sur la période 1992–2001 (équivalent en hausse du niveau de la mer, 0.09 [–0.02 à 0.20] mm yr/an, à 215 [157 à 274] Gt/an sur la période 2002–2011 (0.59 [0.43 à 0.76] mm yr/an) » (3).

Un militant politique

On peut spéculer sur les raisons psychologiques qui amènent un éminent professeur de chimie à mentir effrontément, par exemple en affirmant que l’augmentation de la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone ne saurait entraîner une augmentation de la température moyenne à la surface du globe. Le monde académique est plein d’individus à l’égo surdimensionné, et certains prennent un plaisir pervers à se distinguer en adoptant la posture « seul contre tous ».

Cependant, ce n’est pas sur le plan de la psychologie mais sur celui de la politique qu’il faut prendre la question. En effet, M. Marko sait parfaitement ce qu’il fait et pourquoi : à sa manière, sous couvert de science, et bien protégé par la liberté académique, il milite pour un projet politique de droite extrême, ultralibéral et franchement nauséabond.

Les personnes avec lesquelles Istvan Marko collabore en disent long sur ses motivations. Un peu après la COP21, M. Marko a donné une longue interview vidéo à l’Alliance pour la Démocratie Directe en Europe (un parti politique européen dont les membres sont, entre autres : le Parti Populaire de Modrikammen, l’UKIP de Nigel Farage, les « Démocrates » de Suède, et d’autres formations de droite extrême) (4).

Quelques années plus tôt, M. Marko avait cosigné un ouvrage climato-négationniste avec l’ultralibéral Drieu Godefridi, cofondateur de l’Institut Hayek. Godefridi fait le lien avec le député MR David Clarinval et avec Corentin de Salle, directeur de l’institut Jean Gol. Tous quatre constituent une sorte de mini think-tank de droite extrême au sein du MR et à sa périphérie.

Des fanatiques du capitalisme

Les motivations du quatuor correspondent tout à fait à l’analyse que Naomi Klein a faite des climato-négationnistes : ces gens sont des fanatiques du capitalisme. Ils ont compris que le réchauffement climatique pose la question des limites du développement matériel sur une planète finie, et met par conséquent objectivement en question ce système basé sur la tendance à l’accumulation infinie pour le profit. Comme cela leur est insupportable, ils décident tout simplement de nier l’origine « anthropique » du réchauffement – voire même de nier le phénomène lui-même.

Ces motivations ont été exprimées très clairement par le philosophe Drieu Godefridi. Au sein du club trumpiste à la belge, Godefridi se charge de la critique de la « nature » du GIEC, qu’il dénonce comme « organisation politique », voire comme une imposture scientifique. Lors d’une conférence à l’Institut Turgot (un think tank français ultralibéral), il a été jusqu’à déclarer que le GIEC a « pour thèse fondamentale » que « le capitalisme doit être supprimé sous peine de mettre en péril la survie même de l’humanité » (5).

Le chimiste de l’UCL, lui, se place sur le terrain des sciences exactes. Ou plutôt : il feint de s’y placer ; car, on l’a vu, Monsieur le Professeur n’hésite ni à manipuler les données, ni à utiliser des semi-vérités pour faire passer de vrais mensonges. Mais le but est le même : écarter toutes les objections écologiques à la libre croissance du marché libre. Dans son interview à l’ADDE, M. Marko fustige les subsides accordés aux renouvelables (il « oublie » que les fossiles sont subsidiés mondialement à hauteur de 550 milliards de dollars !). Ces subsides sont inacceptables, dit-il, car ils faussent les lois de la « libre » concurrence, donc « notre liberté ». Ce thème de la « liberté » est la spécialité d’un autre fanatique : Corentin de Salle. Quant à Clarinval, il porte les combats du club sur le terrain de la politique institutionnelle.

Trumpisme à la belge

Un trait distinctif de ce think-tank est la propension à manipuler l’opinion publique. On comprend aisément pourquoi : Messieurs les climato-négationnistes ayant perdu la bataille sur le terrain de la science, ils espèrent regagner le terrain perdu en usant de la démagogie sociale. Le Professeur Marko, par exemple, ironise sur le coût du fonctionnement du GIEC et des programmes de recherche sur l’évolution du climat. Démagogique, il affirme que cet argent pourrait être investi plus utilement, par exemple dans l’aide au développement des pays du Sud. Cette démagogie est très semblable à celle de Trump, qui prend prétexte du coût des recherches climatiques de la NASA pour supprimer une source majeure et très gênante d’observations confirmant la réalité du réchauffement.

La victoire de Trump ouvre de nouveaux horizons à MM. Marko, Godefridi, de Salle et Clarinval. Le populisme qui a fait ses preuves aux USA pourrait les tenter. MM. Clarinval et de Salle ont déjà fait une tentative récemment en cosignant une tribune libre où ils affirmaient que la fermeture de Caterpillar à Gosselies était due aux normes environnementales (6). On voit clairement l’intention : manipuler la colère des travailleurs contre le néolibéralisme pour les amener, au nom de l’emploi, à soutenir un projet ultralibéral de suppression de toutes entraves à la liberté d’entreprendre. Autrement dit: se servir des victimes du capitalisme pour porter au pouvoir les porte-paroles d’un capitalisme encore plus impitoyable.

Tout cela n’a rien, strictement rien à voir avec la science. Il ne s’agit pas de « scepticisme » mais de populisme et de négationnisme. Il s’agit du déni cynique, à des fins politiques, de lois bien établies de la physique et de faits observés qui les confirment sans aucun doute possible. La responsabilité d’Istvan Marko en tant que professeur de sciences au sein d’une université importante est donc particulièrement lourde. Au niveau actuel de connaissance du changement climatique et de ses dangers, il n’y a guère de différence entre le déni de la menace climatique – qui menace la vie de centaines de millions de gens – et le déni des camps d’extermination nazis. M. Istvan Marko est le Faurisson climatique de l’UCL. Il devrait être traité comme tel.

 

(1) http://www.levif.be/actualite/environnement/cette-banquise-arctique-qui-n-en-finit-pas-de-fondre/article-opinion-590039.html

(2) https://www.dmi.dk/en/groenland/maalinger/greenland-ice-sheet-surface-mass-budget/ Le vêlage désigne la rupture entre un glacier et son prolongement à la surface de la mer.

(3) http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/wg1/WG1AR5_Chapter04_FINAL.pdf

(4) https://www.youtube.com/watch?v=dN0Jp5DytKg

(5) Cité par Noé Lecoq, http://www.iew.be/spip.php?article6485

(6) http://www.levif.be/actualite/belgique/pourquoi-caterpillar-quitte-t-il-gosselies/article-opinion-550741.html

 

 

Manifestatie met potten en pannen op het Muntplein in Brussel op vrijdag 20 januari van 17u tot 19 u

Op basis van de volgende eisen:

  • Er bestaat geen planeet B
  • Tegen klimaatontkenning en obscurantisme
  • Voor een sterkere daling van de uitstoot van broeikasgassen
  • Geen energietransitie zonder rechtvaardigheid, geen rechtvaardigheid zonder energietransitie
  • Produceer minder, produceer voor de behoeften, herverdeel de hulpbronnen en de kennis
  • Minder werk maar werk voor iedereen met een goed loon en in solidariteit
  • De fossiele brandstoffen moeten in de bodem blijven
  • Verander het systeem, niet het klimaat

De cycloon Donald, een uiterst reactionaire vloedgolf over het klimaat

Voor het klimaat, voor onze Aarde, tegen de cycloon Donald en zijn wereld

Hij is niet alleen een racist, een seksist en een islamofoob, hij bereidt niet alleen een nieuwe golf van sociale achteruitgang voor de werkende klasse voor, Donald Trump is ook een klimaatontkenner. Tijdens zijn verkiezingskampanje heeft de nieuwe president van de Verenigde Staten gesteld dat de klimaatsopwarming een grap is uitgevonden door de “Chinezen” als een samenzwering tegen de industrie van de VS. We moeten ons niet laten sussen door de bewering dat hij nu “open staat” voor de mogelijkheid van een verband tussen de menselijke activiteiten en de opwarming. Uit de medewerkers die hij kiest blijkt helaas niets van een veranderde opstelling. Zo werd een klimaatontkenner t aangesteld aan het hoofd van het Amerikaans agentschap voor milieubescherming EPA. De wetenschappelijke kennis opgebouwd door deskundigen, de duizenden bladzijden rapporten rigoureus nagelezen door collega wetenschappers, de bevestiging van de feiten door waarnemingen: dat alles is volgens Trump waardeloos Hij wil de fondsen van de NASA voor het onderzoek naar de opwarming afschaffen. De nieuwe bewoner van het Witte Huis wil in de eerste plaats de maatregelen van zijn voorganger om het aandeel van steenkool in de economie te verminderen, terug draaien. Natuurlijk moeten we van de nieuwe regering niet verwachten dat ze nieuwe ontginningen van olie of van schaliegas tegen zal houden.

Het Trump tijdperk kan ons nog eens vier jaar tijd doen verliezen in de strijd voor het klimaat. Maar het oordeel van de wetenschappelijke onderzoekers is onverbiddelijk: er valt geen minuut meer te verliezen willen we vermijden dat we een onomkeerbaar kantelpunt bereiken. De gevolgen zouden zo catastrofaal zijn dat ze alle verbeelding tarten – en dat niet alleen op lange termijn maar al in de komende jaren. Naast de ecologische gevolgen komen er honderden miljoenen mensen in gevaar, vooral door de stijging van het zeewaterpeil, de daling van de productiviteit in de landbouw, droogte, overstromingen en andere extreme weerverschijnselen. Waar kunnen de mensen die door deze catastrofes worden getroffen nog heen? Ze zullen de groeiende rangen vervoegen van ontheemden en vluchtelingen die door de rijke landen onverbiddelijk worden afgewezen. De kans is groot dat door deze draai naar klimaatontkenning, onze kinderen in een barbaarse wereld terecht zullen komen. We moeten dus duidelijk zeggen: als de intenties van Trump in realiteit worden omgezet, moeten we hem en zijn ploeg beschouwen als misdadigers die een wereldwijde misdaad begaan tegen de hele mensheid, het milieu en de rede. Wat de zaak nog erger maakt is dat deze misdaad begaan zal worden door de leider van het land dat historisch de hoofdverantwoordelijkheid draagt voor de klimaatsverandering, terwijl de mensen die hieraan de minste schuld dragen het slachtoffer zijn.

Het akkoord van Parijs (COP21) bevat alleen intentieverklaringen die totaal onvoldoende zijn om de temperatuurstijging van de aarde beneden de grens van 1,5°C te houden. De enige concrete afspraken tot nu toe – de nationale bijdragen van de 192 staten die de besluiten van de COP hebben goedgekeurd – leiden naar een opwarming die waarschijnlijk meer dat 3°C zal bedragen op het einde van deze eeuw. De uitstoot van broeikasgassen zal verder blijven stijgen en niet dalen! De inhoud van het akkoord zal regelmatig herbekeken worden, maar dat zal de kloof tussen de officiële doelstellingen en de praktijk van de nationale klimaatplannen niet kunnen dichten. Het is nu dus zeker vijf voor twaalf. De klimaatpolitiek is neoliberaal, ze is geschreven met het oog op de belangen van de multinationale ondernemingen, en de uitvoering ervan wordt aan een niet gecontroleerde markt overgelaten. Dit is niet doeltreffend en structureel pervers. Want de concurrentie voor de winst en de groei die hierdoor ontstaat zijn nu juist t de fundamentele oorzaken van de toename van broeikasgassen. We herhalen het met nadruk: om het klimaat te redden moeten we de ideologie geobsedeerd door de markt achter ons laten, het systeem veranderen, minder produceren, produceren voor de behoeften die er zijn en meer herverdelen. De kennis en alle middelen: grondstoffen en ruimte moeten we onderling verdelen. We moeten de productie,   vooral die van energie- en voedsel, decentraliseren en herlocaliseren, daarbij die productie in de handen komen van burgers en kleine producenten.

Het ergste kan nog vermeden worden. Op basis van het akkoord van Parijs,kunnen we de opwarming nog beperken tot 2°C of zelfs tot 1,5°C. We kunnen alternatieven uitwerken die een antwoord geven op deze uitdaging. Die alternatieven moeten vertrekken van de solidaire strijd ten gunste van het welzijn, van een beter leven, van gelijke rechten en van een zorgzaam beheer van de planeet. Dat zal steeds moeilijker en zelfs onmogelijk worden indien Trump zijn plannen kan uitvoeren. Nu al zien we hoe sommige regeringen en ook de EU ertoe neigen hun klimaatdoelstellingen af te zwakken terwijl men meer dan ooit die doelstellingen juist moet verhogen. Voor onszelf, voor onze kinderen, voor de aarde, ons gemeenschappelijk goed, roepen we op tot een maximale mobilisatie in solidariteit met de sociale bewegingen in de Verenigde Staten en in de hele wereld. We roepen de arbeidersbeweging en milieu-activisten op tot een gezamenlijk gevecht ter verdediging van het klimaat en van de sociale verworvenheden, tegen alle vormen van nationalisme en voor solidariteit.

Voor het klimaat, tegen Donald Trump en zijn wereldje, roepen we op tot een manifestatie met potten en pannen op het Muntplein in Brussel op vrijdag 20 januari van 17u tot 19 u, op basis van de volgende eisen:

  • Er bestaat geen planeet B
  • Tegen klimaatontkenning en obscurantisme
  • Voor een sterkere daling van de uitstoot van broeikasgassen
  • Geen energietransitie zonder rechtvaardigheid, geen rechtvaardigheid zonder energietransitie
  • Produceer minder, produceer voor de behoeften, herverdeel de hulpbronnen en de kennis
  • Minder werk maar werk voor iedereen met een goed loon en in solidariteit
  • De fossiele brandstoffen moeten in de bodem blijven
  • Verander het systeem, niet het klimaat

(Français) Dix thèses pour une stratégie syndicale contre le changement climatique – Asbjørn Wahl

Onze verontschuldigingen, dit bericht is alleen beschikbaar in Frans. Voor het gemak van de kijker, is de inhoud hieronder weergegeven in de alternatieve taal. Je kunt klikken op de link om naar de actieve taal over te schakelen.

Asbjørn Wahl est conseiller du Syndicat norvégien des employés municipaux et généraux. Nous reproduisons ci-dessous, à titre de document, le texte d’une communication qu’il a faite lors d’un événement co-organisé à New York le 18 septembre 2014 par la Fondation Rosa Luxemburg et Left Labour Projetc.

Asbjørn Wahl sera présent au colloque du 31/10 !

  1. Le changement climatique n’est pas une menace pour l’avenir, il est déjà lune réalité, ici et maintenant, il est provoqué par l’activité humaine, et ses conséquences peuvent être catastrophiques.
  2. La menace climatique aura des implications étendues pour le développement social – soit du fait du changement climatique lui-même, soit du fait des mesures pour en prévenir ou atténuer les effets. Les façons dont nous vivons et travaillons vont donc changer considérablement, que nous prenions des mesures ou non. L’inaction, ou le fait de postposer l’action, représente la plus grande menace, avec des effets désastreux.
  3. Comme les mesures pour lutter contre le changement climatique requerront de grands changements de la société, nous sommes confrontés à une lutte sociale majeure. Par conséquent, la lutte contre le changement climatique est d’abord et avant tout une lutte pour le pouvoir social, portant sur le type de société que nous voulons. Dans la situation actuelle, cela signifie que la lutte contre le changement climatique devra s’unir à la lutte contre les effets de la crise économique, la crise du capitalisme, et contre les forces motrices de celle-ci.
  4. Le régime actuel de croissance économique et l’exploitation impitoyable des ressources naturelles est partie intégrante de l’économie capitaliste. C’est pourquoi il ne sera pas suffisant de se focaliser étroitement sur la politique environnementale. La lutte pour le climat et pour l’environnement doit être vue dans un contexte politique plus large. Une approche critique du système sera nécessaire. Pour empêcher le changement climatique, nous aurons besoin d’un contrôle démocratique de l’économie – en particulier de la production et de la distribution de l’énergie. C’est pourquoi les crises environnementale et économique représentent non seulement une menace, mais aussi une opportunité d’imposer à travers un changement social important et nécessaire.
  5. Dans cette lutte sociale, le mouvement syndical aura un rôle majeur à jouer, en raison de sa position stratégique dans la société. Cependant, les syndicats sont sur la défensive partout dans le monde, et ils sont soumis à une immense pression exercée par des forces économiques solides. C’est pourquoi le mouvement syndical doit être revitalisé, recentré et réactivé pour être en mesure d’assumer un rôle de premier plan dans la lutte contre le changement climatique.
  6. La politique climatique ne peut pas être réduite à une question de sacrifices à consentir, de droits durement acquis auxquels nous devrions renoncer, comme le disent certaines composantes du mouvement environnemental. La lutte vise d’abord et avant tout à créer une société meilleure pour tou-te-s. Le financement des mesures de réduction des émissions de CO2 doit donc aller de pair avec une redistribution radicale de la richesse – du Nord vers le Sud, et des riches vers les pauvres. Sans cela, il sera impossible d’obtenir le large soutien nécessaire aux politiques de lutte contre le changement climatique.
  7. Prévenir le changement climatique nécessitera une restructuration en profondeur de nos sociétés. Les activités qui détraquent le climat doivent être réduites, tandis que les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et les activités écologiquement soutenables doivent être développées – d’une manière planifiée et systématique qui maintient et renforce la sécurité sociale et économique des personnes. Nous ne pouvons accepter que certains groupes de travailleurs aient à supporter le poids des mesures d’atténuation des changements climatiques par le chômage et la marginalisation. En d’autres termes, la transition doit être juste – et pour être juste, elle doit être planifiée et gérée de manière démocratique. Toutes les recherches sérieuses ont montré que les politiques climatiques nécessaires créeront plus d’emplois qu’elles n’en détruiront. Cela dépend entièrement du pouvoir des travailleurs sur le marché du travail, la réduction du temps de travail et la façon dont nous distribuons le travail nécessaire dans la société.
  8. La transition vers une société écologiquement soutenable présente de nombreux avantages. Des milliers de nouveaux emplois dans les transports publics, l’énergie renouvelable, la rénovation des logements et l’industrie durable seront créés. Une réduction des gaz à effet de serre réduira du même coup la pollution des lieux de travail et des lieux de vie des communautés. Un contrôle démocratique accru sur l’économie réduira la concurrence et la pression sur les lieux de travail. Moins de stress, de tension et de pression mentale seront d’importants résultats d’un tel développement.

« La lutte pour le climat est une lutte pour la démocratisation de l’économie et de la société, la redistribution de la richesse, la libre utilisation de nos savoirs communs »

  1. Les réponses de marché à la crise climatique, principalement à travers le commerce du carbone, qui ont été promues par les gouvernements et de forts intérêts économiques, ont jusqu’ici échoué. Ce ne sont pas non plus les sommets mondiaux qui nous sauveront. Ce n’est pas par le biais de sommets mondiaux que nous avons obtenu une égalité sociale accrue, le travail décent, la réduction de la pauvreté, l’égalité de genre, etc., dans la mesure où ces avancées sont effectives. Nous avons besoin d’accords internationaux contraignants pour sauver le climat mais, pour y parvenir, il est nécessaire de mobiliser les forces sociales sur des solutions alternatives fondées sur la solidarité, l’égalité et les besoins sociaux. Lors de la COP 19 à Varsovie, les gouvernements et les entreprises multinationales n’ont pas seulement prouvé qu’ils n’étaient pas en mesure d’aller de l’avant, ils ont fait un pas en arrière. Ils ont eu leur chance, et ils ont échoué. Il est temps que d’autres prennent le relais.
  2. Par conséquent, pour réussir dans cette lutte sociale, nous avons besoin de construire à long terme de larges alliances populaires. Une telle alliance est particulièrement nécessaire entre le monde du travail et le mouvement environnemental. La lutte climatique est une lutte pour la démocratisation de l’économie et de la société, la redistribution de la richesse, la libre utilisation de nos savoirs communs – sans barrières de brevet. Pour sauver le climat, nous devons changer la société. Alors seulement nous pourrons créer les conditions nécessaires à une vie meilleure pour tous – y compris nos descendants.

(Traduit de l’anglais par D. Tanuro)

(Français) Déclaration du Forum International sur l’Agroécologie – La Via Campesina

Onze verontschuldigingen, dit bericht is alleen beschikbaar in Frans. Voor het gemak van de kijker, is de inhoud hieronder weergegeven in de alternatieve taal. Je kunt klikken op de link om naar de actieve taal over te schakelen.

Nous sommes des délégué(e)s représentant diverses organisations et mouvements internationaux de petits producteurs d’aliments et de consommateurs, comprenant des paysans, des communautés et peuples autochtones (y compris des chasseurs et des cueilleurs), des agriculteurs familiaux, des travailleurs ruraux, des éleveurs et pasteurs, des artisans-pêcheurs et des urbains. Ensemble, les divers secteurs que représentent nos organisations produisent près de 70 % des aliments consommés par l’humanité ; ils constituent à ce titre les premiers investisseurs dans l’agriculture au niveau mondial et les principaux pourvoyeurs d’emplois et de moyens d’existence de par le monde. (…)

http://viacampesina.org/fr/index.php/les-grands-ths-mainmenu-27/agriculture-paysanne-durable-mainmenu-42/1048-declaration-du-forum-international-sur-l-agroecologie